#
Autre
# Autre
Dossier LES TRANSITIONS
©martinophoven

Une première carrière professionnelle à gérer des logiciels pour une multinationale, à prendre l’avion comme d’autres le train et à toucher un bon salaire. Mais rien qui ne permette au Belge Martin Ophoven d’être vraiment heureux. Alors, il décide de mettre sa vie en transition. « La transition, ce n’est pas une rupture mais un état entre deux points. Il y a une perspective de changement, de modification. Un départ et une arrivée. Entre les deux, c’est la transition. »

Dans cette nouvelle vie, en plus de fonder une famille et de faire pousser un potager, il se lance dans une carrière de comédien improvisateur, de, comme il le dit lui-même, « facilitateur en intelligence collective ». Avec ce nouveau métier, il questionne le thème du changement, de la transition. Il intervient dans des réunions publiques ou au sein d’organisations. «  On recueille la parole, on pose des questions et à partir de ça, on monte une scène. Le spectacle permet de porter un regard sur quelque chose d’autre que soi-même. Il y a une mise à distance. Et avec l’impro, cette mise à distance est active, le spectateur cherche à comprendre, il est en mouvement. Et puis on rigole !»

Avec, toujours, un travail au niveau du collectif, cette dimension essentielle au changement : « Chacun peut et doit prendre sa part au changement. Seul, on peut essayer, mais on s’épuise. Seul, on consomme. La transition nous rassemble, on a besoin d’être à plusieurs. En fait, un écosystème se restructure grâce à sa biodiversité, sa complexité. On a donc besoin de tous les talents, de tout le monde. On a tous des histoires différentes et il faut les valoriser. Le temps d’un expert qui décide seul ce qui est bien pour tous, c’est fini, terminé ! On a besoin de l’abondance, que chacun amène sa pierre. Tout ça, et l’impro nous l’apprend, ça tient par la confiance que l’on a en chacun. Une équipe fonctionne sur cette base. Mais l’économie aussi. La monnaie, c’est une confiance collective dans la valeur que l’on attribue à du papier. »

Avec son travail sur l’improvisation, Martin Ophoven et sa compagnie du Théâtre Carbonique accompagne les organisations dans le temps. Car ces changements demandent à être pensés et actés sur un long terme. « On ne se rend pas forcément compte que tout ça prend du temps. Les transformations ne se décrètent pas, elles s’installent. On a besoin de temps pour expérimenter. » Un temps long qui permet à chacun de prendre conscience de son rôle de créateur : « Nous sommes tous des machines à créer. C’est notre pouvoir. Et comme dans Spiderman, un pouvoir entraîne une responsabilité. La nôtre, c’est de bouger notre cul ! »

 

 

Le site internet de Martin Ophoven ici

Réagir >
fb TWEET Linkedin
Revenir

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.
Les champs obligatoires sont indiqués avec *.

*